Midilibre.fr
Tous les blogs | Alerter le modérateur| Envoyer à un ami | Créer un Blog


07.03.2010

L’AMBASSADEUR D’ALGÉRIE EN FRANCE, MISSOUM SBIH

«Il n’y a pas de crise entre Alger et Paris»

Il a assuré que la visite du Président Bouteflika à Paris n’a jamais été reportée car aucune date n’a été arrêtée.

Les relations entre l’Algérie et la France ne sont pas la proie d’une crise. «On ne peut
pas dire qu’il y a une crise entre l’Algérie et la France, il y a des relations de coopération normales», a déclaré l’ambassadeur d’Algérie à Paris, M.Missoum Sbih.
Lors d’un point de presse au niveau de la chancellerie, l’ambassadeur a voulu donner un éclairage sur quelques points concernant les relations entre l’Algérie et la France. L’ambassadeur reconnaît que «/les relations algéro- françaises sont complexes et délicates de manière générale et parfois les éclairages qu’on donne ne correspondent pas à la réalité/».
Tout en repoussant la thèse de la crise diplomatique, le représentant officiel de l’Algérie en France précise qu’«/il y a une certaine crispation, notamment sur certaines questions qui n’ont pas encore connu de solution/».
Il estime que ces questions n’hypothèquent pas les relations mais plutôt qu’elles ont un effet sur le climat général.
Il s’agit de l’affaire du diplomate algérien Hasseni, des moines de Tibhirine et de la dernière liste des pays à risque ainsi que le problème de mémoire. Sur la question de la liste noire, l’ambassadeur d’Algérie à Paris a fait savoir qu’il n’y a pas de négociations entre les deux parties. «/C’était une décision prise et l’Algérie a exprimé sa position/», a-t-il affirmé et d’ajouter que «/l’Algérie n’a pas été officiellement informée de cette liste, c’est à travers la presse que nous avons pris connaissance de cette initiative/», dit-il.
M.Sbih avoue qu’il y avait un arrêté ministériel au ministère de l’Intérieur intervenu l’année dernière lequel avait déterminé un certain nombre de mesures de contrôle destinées aux compagnies aériennes. «/Cet arrêté devait concerner quelques pays/», a-t-il assuré. Il a affirmé qu’«/à ce moment-là, nous n’avions pas pensé que l’Algérie allait être concernée/». Toujours sur cette décision, il dira: «/Nous ne comprenons pas pourquoi on singularise l’Algérie d’autant plus que les autorités françaises ont toujours souligné le caractère exemplaire de la coopération en matière de lutte antiterroriste./» Et d’ajouter que «/la France était quand même le pays le mieux placé pour savoir que l’Algérie ne répond pas à ces critères/», ayant présidé au classement des pays sur cette liste.
La France va-t-elle revoir sa liste? Le représentant de la diplomatie algérienne se montre optimiste quant aux résultats des interventions effectuées par le gouvernement algérien auprès de la France. «/Je crois comprendre que la partie française a peut-être pris la mesure de l’émotion et de la détermination du gouvernement algérien à obtenir le retrait de cette liste/», a-t-il affirmé.
Ce sujet a été au coeur des entretiens qu’a eus l’émissaire de l’Elysée avec le Premier ministre Ahmed Ouyahia récemment. Selon lui, l’Algérie ne compte pas lâcher prise sur ce point. Concernant les visites des ministres français qui devaient se rendre en Algérie, entre autres M.Kouchner, l’ambassadeur a tenu à préciser que sa visite a été reportée par décision du Quai d’Orsay. Il explique que ces visites ministérielles doivent intervenir lorsque les négociations sur des dossiers d’intérêt commun seront à un stade avancé. Interrogé sur la visite du Président Bouteflika en France, notre interlocuteur assure qu’il n’y a pas eu de report successif car aucune date n’a été arrêtée. «/L’importance d’une telle visite et sa signification politique et diplomatique impliquent nécessairement un climat nouveau, favorable pour que toutes les conditions de succès de cette visite soient réunies/», a-t-il affirmé. Cette visite aura pour but de finaliser les accords en cours de négociations tel que la révision de l’accord de 1968.
Alger refuse de s’inscrire dans la problématique du contrôle des flux migratoires mais elle souhaite prendre en compte la dimension humaine. Au sujet de la récupération du patrimoine national en France, notre interlocuteur a fait savoir qu’une enquête a été menée par la chancellerie pour recenser ce patrimoine. Enfin, concernant le projet de l’UPM, l’ambassadeur estime que la position de l’Algérie n’a pas été bien comprise. Il explique que l’Algérie a demandé à ce qu’elle soit associée dans le fond mais le contenu a été arrêté sans avoir consulté les pays du Sud.
A la question de savoir si l’Algérie allait se retirer de l’UPM, notre interlocuteur a complètement écarté cette option.

Source : http://www.lexpressiondz.com/article/2/2010-03-06/73769.html

28.02.2010

Investissement en Méditerranée

investissement.JPGLes recommandations des experts  

• Elles serviront pour la réunion des chefs d’Etat de l’UPM en juin

• InfraMed avec 400 millions d’euros pour un 1er closing

• Infrastructures urbaines, énergie, transport, les projets à financer

La deuxième édition de l’Initiative pour l’investissement en Méditerranée, qui s’est tenue à Rabat jeudi 25 février, tombe à pic avec l’une des visions que compte développer le groupe CDG. Celle-ci concerne le développement des investissements extérieurs, même si ce séminaire a abordé la question sous le volet du financement des investissements dans l’espace méditerranéen. Pour Anass Alami, DG du groupe CDG, l’objectif est d’identifier les modalités pour accélérer les investissements au Maghreb et au Machrek. L’ambition des promoteurs de cette initiative est de réunir des investisseurs publics et privés du nord, du sud mais aussi de l’est de la Méditerranée et des pays du Golfe au sein d’une même plateforme d’échanges informelle et indépendante. Le but ultime est d’établir un diagnostic partagé sur les opportunités et les obstacles à l’investissement et de formuler des propositions concrètes aux chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union pour la Méditerranée qui doivent se réunir en juin prochain. Déjà la CDG, la CDC, leur homologue italien et une banque privée avaient approuvé en mars dernier la mise en place du fonds InfraMed dont l’engagement collectif peut atteindre 400 millions d’euros pour un premier closing. Ce fonds a pour mission de financer en fonds propres des projets d’infrastructures urbaines, énergétiques et de transport dans les régions sud et est de la Méditerranée. Il sera ouvert à d’autres investisseurs de long terme dans la perspective d’arriver à 1 milliard d’euros. «Nos pays doivent répondre à une problématique de réallocation des ressources. Concernant les entreprises, celle-ci réside davantage dans l’accès aux financements que dans la disponibilité des fonds. De même, nos capacités d’épargne souffrent davantage d’un problème d’allocation efficiente des ressources vers des investissements à long terme que de mobilisation en valeur», a souligné le DG de la CDG.
La rencontre a été également marquée par la présentation du rapport de mission de deux experts pour étudier l’opportunité de créer une banque euro-méditerranéenne. Ces experts sont Abderrahmane Hadj Nacer, ancien gouverneur de la Banque d’Algérie et Guillaume Alméras, expert financier. Ils avaient carte blanche pour explorer toutes les possibilités à travers l’ensemble des pays que compte la Méditerranée. C’est leur rapport qui a été présenté à l’occasion de ce séminaire et qui sera remis à Charles Millault, ancien président des Caisses françaises d’épargne, qui a été chargé par Nicolas Sarkozy de l’éclairer sur l’opportunité de créer ou non une banque dédiée à la Méditerranée, indique Jean-Louis Guigou, président de l’Institut de prospective économique du monde méditerranéen (IPEMED), coorganisateur du séminaire avec la Caisse des dépôts et consignations (CDC).
Cinq pistes ont été présentées par Guillaume Alméras (voir encadré).
Pour lui, chacune d’entre elles peut être envisagée de manière autonome. «Toutes se fondent néanmoins sur la conviction que les rapprochements euro-méditerranéens durables doivent désormais passer par des formules consortiales plus qu’institutionnelles». Selon lui, toutes ces pistes, ensemble, couvrent la gamme complète des financements des investissements, de la création des entreprises aux marchés des capitaux, de la prospection commerciale à l’implantation effective. «Il paraît donc souhaitable de les envisager de concert, à travers un programme de travail reposant sur 5 chantiers distincts mais conduits de manière coordonnée», conclut-il.

Source : http://www.leconomiste.com/article.html?a=98856

Le 3è Forum de Fès sur l'Union pour la Méditerranée en juin prochain

La 3-ème édition du Forum de Fès sur l'Union pour la Méditerranée (UPM) aura lieu du 2 au 4 juin prochain, sous le signe "L'UPM face aux enjeux et défis de l'éducation et la culture". apprend-on lundi auprès des organisateurs.
Initié par le Centre marocain interdisciplinaire des études stratégiques et internationales (CMIESI), en partenariat avec la ville de Fès, ainsi qu'avec plusieurs organismes marocains et étrangers, cet évènement fait suite aux deux premières éditions ayant réuni des centaines de personnalités de renommée internationale, comprenant des hommes politiques, de grands décideurs, des universitaires, des représentants de la société civile et des hommes de culture des pays du pourtour méditerranéen.
Cette troisième édition se veut une tribune ouverte pour débattre des moyens susceptibles d'assurer un développement durable et soutenu de l'espace méditerranéen dans le cadre de l'UPM, a affirmé à la MAP, le président du CMIESI, M. Abdelhaq Azzouzi.
A propos du choix du thème "L'UPM face aux enjeux et défis de l'éducation et la culture", M. Azzouzi a indiqué que l'éducation, prise au sens le plus large, constitue l'un des leviers les plus importants et les plus durables pour une meilleure compréhension de l'autre et pour l'établissement d'un cadre relationnel international pacifique aux plan régional et universel.
Il a tenu à préciser, dans ce cadre, que les problèmes, les défis et les contradictions que connaît le champ culturel et éducationnel tant dans les pays de la rive nord que ceux de la rive sud montrent la nécessité de s'atteler à une réflexion profonde quant à leur traitement et leur solution.
Et d'ajouter que les pays de la rive sud connaissent avec une plus grande acuité des difficultés liées à l'analphabétisme, à l'inégalité des chances face au savoir, à la non adéquation des programmes, à l'érosion généralisée du niveau des formations et à la fracture numérique.
Les participants à ce forum débattront, notamment des questions relatives à la bonne gouvernance, à la transparence de l'action publique, à l'implication des intellectuels et de la société civile dans la détermination et la conduite des politiques éducationnelles et culturelles, ainsi qu'à l'aide internationale en matière d'éducation, de transfert des technologies et de la politique des brevets.
Parmi les axes de cette édition figurent, notamment, "Les enjeux de la culture et l'éducation dans le processus de construction de l'UPM", "La question culturelle, pierre d'achoppement ou atout de la construction euro-méditerranéenne?", "La culture dans le processus euro-méditerranéen, quel legs ? pour quel bilan?", ainsi que " L'éducation dans les pays arabes aujourd'hui : quel état des lieux?".
Fondé en mars 2007, le CMIESI est un carrefour de réflexion, d'étude, de recherche et d'expertise pluridisciplinaire, traitant de problématiques stratégiques, diplomatiques et internationales complexes, mais également de la situation sociale, économique et politique d'un pays ou d'aires géopolitiques.
Source : http://www.wabayn.com/maroc/220210-le-3-forum-de-f-s-sur-...